LA MARCHE PAR L'ESPRIT, UNE SEULE
ALTERNATIVE POUR LE CHRETIEN
Par Paul TALAFO ~ Assemblée Nouvelle
Naissance (Paris)
Dieu
est Esprit et L’a toujours été
Celui
qui nous révèle cette vérité est Jésus de Nazareth, le
Fils de Dieu (Jean 4:24). Dieu est Esprit. Il ne l’est
pas devenu suite à la déclaration de Jésus-Christ. Dieu
n’a jamais cessé d’être Esprit. Il L’a toujours été.
Cette vérité est éternelle et n’a besoin d’être ni
grossie, ni rabotée.
Pourtant, Dieu créa l’homme " esprit, corps et âme "
(1 Thessaloniciens
5:23). La Genèse nous dit en effet que " L’Eternel Dieu
forma l’homme de la poussière du sol ; Il insuffla dans
ses narines un souffle vital, et l’homme devint un être
vivant " (Genèse 2:7) ; la poussière symbolisant le corps, le
souffle l’esprit, et l’être vivant l’âme. Si l’homme
n’avait été qu’esprit (souffle), il serait devenu un
ange, une autre variété de ce qui existait déjà. Dieu
créa l’homme différemment, librement et vit que cela
était bon. Si l’homme était un ange, lui intimer de
" marcher par l’esprit " aurait été superflu car les anges
marchent uniquement par l’esprit, étant eux-mêmes
esprits (Hébreux 1:7).
Si Dieu
commande aux chrétiens de " marcher par l’esprit
", c’est
parce qu’il leur est possible de marcher autrement.
L’homme peut en l’espèce marcher par son âme ou selon
les contraintes de son corps (enveloppe extérieure).
Cela, Dieu ne le veut pas.
Comme
Dieu ne veut pas que l’homme marche par la chair, mais
uniquement par l’esprit, alors qu’une partie
prédominante de son être est chair, c’est qu’Il désire
que l’esprit de l’homme subjugue la chair et la tienne
en laisse. Nous allons voir pourquoi.
Si
l’esprit de l’homme soumet la chair, alors l’Esprit de
Dieu, qui est présent dans l’esprit du chrétien
régénéré, manifestera Sa vie dans ce chrétien. La
volonté de Dieu sera faite sur la terre comme au ciel.
Né du
souffle de Dieu, l’esprit de l’homme est seul à même de
saisir les choses concernant Dieu. La poussière (corps)
est extérieure à Dieu. L’âme également car elle révèle à
l’homme sa propre existence. L’âme est le siège de la
personnalité. Elle s’exprime par plusieurs facultés dont
les plus connues sont : la pensée (intelligence),
l’affection (sentiment) et la décision (volonté). Ces
trois facultés sont sous le contrôle de l’homme qui les
influence à sa guise, selon ses humeurs. C’est pour cela
que ces trois facultés ne peuvent pas abriter Dieu.
Elles Lui sont donc incompatibles en tant que substance.
L’esprit de l’homme venant du souffle (profondeur) de
Dieu, lui seul peut se mêler à la substance divine :
l’Esprit. C’est la raison pour laquelle l’esprit de
l’homme et l’Esprit-Saint peuvent s’unir, de substance à
substance, pour engendrer un chrétien régénéré ou né
de nouveau. Le Consolateur promis par Jésus pour
demeurer en nous (Jean 14:16-17et 26), ne siège que dans
l’esprit du chrétien. Pas dans son âme, ni dans son
corps. L’Esprit Saint ne peut donc pas habiter dans la
chair de l’homme (appellation commune désignant l’âme
et/ou le corps).
Le
commandement de " marcher par l’esprit " trouve son
explication dans le fait que l’homme a la possibilité de
marcher autrement. Toute sa vie d’avant la nouvelle
naissance, il a marché autrement, par la chair, et s’y
est endurci. Il doit maintenant apprendre à marcher par
l’esprit, contrairement à l’ancienne habitude.
Marcher
par l’esprit : la loi de Dieu
Dieu est
avant toutes choses. Avant Lui, rien n’existait, rien
qu’on ne puisse jamais fixer par l’imagination, hier,
présentement, demain. Il n’y avait même pas le vide. Car
" vide " signifierait que quelque chose a précédé Dieu,
qu’il s’est écoulé un temps avant que Dieu ne vînt
combler ce vide. Inimaginable !
Dieu
étant l’Alpha et l’Oméga, Il est le créateur de tout ce
qui existe en dehors de Lui-même, dans les cieux, sur la
terre, dans le sous-sol, dans les eaux plus bas que la
terre. Dieu n’a rien créé qui puisse réduire d’un seul
iota Son pouvoir éternel. Il reste et demeure l’Alpha et
l’Oméga, le Premier et le Dernier. Au commencement Il
est Dieu. A la fin, Il est Dieu. Tout Lui sera soumis à
la fin comme au commencement. Dieu n’a jamais imaginé
une existence de rivalité avec qui que ce soit, en quoi
que ce soit, partout où que ce soit. Satan l’apprend chaque
jour à ses dépens et est déjà terrorisé à la perspective
de ce qui l’attend. Dieu est Esprit et tout ce qui vient
de Lui (vous, moi, toutes les autres créatures) doit
marcher par Lui, l’Esprit.
Quiconque marchera autrement que par l’Esprit, par
exemple par la chair, mourra (Romains 8:13). La mort est
réservée à tout ce qui s’écarte de Dieu, de ce que Dieu
veut. Quand nous prions : " Que Ta volonté soit faite sur
la terre comme au ciel ", ce n’est pas pour aider Dieu
dans Son dessein (Il n’a besoin de personne pour Se
réaliser). Il nous demande simplement de prier pour que
cette issue soit la seule possible. Car le sort qui
attend quiconque s’écarte de Lui est celui qu’Il a
réservé à Satan et aux démons qui l’ont suivi dans la
rébellion : le lac de feu et de souffre, issue fatale
considérée comme une seconde mort pour l’homme
perdu.
La
marche par la chair est le principe de vie de l’homme
déchu
Au
commencement, Adam vit dans le jardin d’Eden avec un
esprit qui saisit la volonté de Dieu. Adam est alors
innocent. Pas parfait mais innocent, c’est-à-dire sans
péché. Seul l’Esprit de Dieu, uni à l’esprit humain,
rend ce dernier parfait et fait de cet homme un " saint
".
La Bible appelle les chrétiens régénérés des " saints ".
Est-ce parce que ces chrétiens n’offensent pas ? Non,
c’est parce que le Saint-Esprit est présent en eux.
L’apôtre Paul parle de " saluer les saints qui sont avec
un frère " (Romains 16:15).
Puis
survient la tragédie. L’homme désobéit à Dieu, Lequel le
chasse du jardin d’Eden vers la terre maudite qui lui
produira des ronces et où il ne mangera qu’à la sueur
de son front (Genèse 3:17-19). Cette catastrophe vaut à
l’homme d’être séparé de Dieu : l’esprit de l’homme est
alors coupé de Dieu. Il est déclaré mort. La mort
est le sort réservé à tout ce qui est séparé de Dieu.
C’est pourquoi Jésus exhorte un disciple en disant : «laisser
les morts enterrer leurs morts». L’apôtre Jean
renchérit en disant Celui qui a le Fils a la vie ;
celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie
(1 Jean 5:12). Dès l’instant de cette séparation, une fois
expulsé du jardin d’Eden, l’homme acquiert la liberté
d’organiser sa vie selon toutes sagesses utiles et
nécessaires pour affronter les vicissitudes de son
environnement. Toute personne née de femme ne songe qu’à
se mettre à l’abri de la misère. De Rockefeller à Bill Gates, en passant par le grec Onassis, tous n’ont qu’une
ambition : échapper à la misère. L’homme fera donc tout
ce qui est en son pouvoir pour y échapper.
L’intelligence, le sentiment et la volonté propres sont
alors mis à contribution pour assurer à l’homme la
sécurité et le bonheur qui lui conviennent. Le païen,
quel que soit son statut social, marche par la chair.
Le
chrétien régénéré doit réapprendre à marcher par
l’esprit
Voici un
principe divin : Dieu ne fait jamais du neuf avec du
vieux. Il fait toujours toutes choses nouvelles. Le
vieux, ce qui a échoué, doit mourir pour céder la place
à ce qui est nouveau. Il doit d’abord mourir, faute de
quoi, il n’y a rien de nouveau. C’est la sainteté de
Dieu qui se manifeste ainsi. Ce principe nous est relaté
dans les saintes écritures, de bout en bout, de la
Genèse à l’Apocalypse. Ce principe est illustré par le
baptême : il s’agit du principe de la mort et de la
résurrection. Sans mort, Dieu ne ressuscite pas. Il ne
met jamais du vin nouveau dans de vieilles outres. Il ne
travaille jamais avec ce qui n’est pas passé par la
mort. Sur cette base, Adam le premier homme ayant
échoué, il a disqualifié sa race. La race adamique a été
condamnée à mort. Il ne peut rien faire avec cette race.
Cette race est caractérisée par tous ceux qui sont
nés du sang, de la chair et de la volonté de l’homme
(Jean 1:12-13). La mort peut être obtenue soit
physiquement, soit symboliquement, soit les deux. Des
exemples foisonnent dans la Bible pour étayer cette
vérité. Dieu tue toujours ce qui a échoué pour refaire
un nouveau. Que la mort soit physique ou symbolique
importe peu. L’essentiel est qu’il y ait mort de ce qui
a échoué. Lorsque la mort n’est pas physique, le symbole
représentatif le plus utilisé est le baptême. Aux yeux
de Dieu, le baptême est une mort réelle. Peu importe
qu’une réalité soit physique (matérielle) ou virtuelle
(symbolique), c’est la réalité. Chez Dieu, les deux
produisent le même effet. Comme cas de mort symbolique
que la Bible nous offre, on cite la sortie de l’Arche de
Noé sous la pluie, le passage du peuple israélite dans
la mer rouge desséchée après la servitude égyptienne
(1 Pierre 3:20-21). Cependant, le symbole n’exclut pas le
sang. Ainsi, Dieu fait de la mort physique de l’un une
mort symbolique pour l’autre. C’est le cas des veaux,
chèvres, et pigeons que les israélites sacrifiaient pour
se purifier de leurs péchés. Le Veau, la chèvre ou le
pigeon mourrait à la place de l’israélite repentant.
Ainsi, le veau, la chèvre ou le pigeon meurt
physiquement tandis que l’israélite qui l’a présenté
meurt symboliquement. Le chrétien d’aujourd’hui
n’échappe pas à cette règle. Jésus-Christ est mort
physiquement à sa place. Le chrétien doit donc se
considérer comme mort (symboliquement) au péché et
vivant pour Dieu en (la mort physique et
résurrection de) Christ (Romains 6:11).
Jésus-Christ est donc l’Agneau de Dieu offert pour
racheter la race adamique. Ainsi, le païen n’a pas
besoin de périr pour que ses péchés lui soient
pardonnés. Jésus-Christ est déjà mort à sa place. Le
chrétien doit s’y référer devant Dieu qui verra le sang
de Christ et passera outre. Comprenons donc qu’en
invoquant le sang et le nom de Jésus, le chrétien
repentant est considéré par Dieu comme réellement
mort. Le caractère physique ou symbolique est
anecdotique à Ses yeux. De même, l’offrande symbolique
d’Isaac par Abraham fut agréée et Dieu lui fit une
promesse qui court encore de nos jours. En lieu et place
d’Isaac, un bélier fut tué.
Pour Dieu, l’offrande d’Abraham était réelle :
symbolique pour Isaac, physique pour le
bélier. Notre mort sur la Croix est réelle quoique
symbolique pour nous, et physique pour Christ
.Une fois
la mort du chrétien obtenue grâce à la repentance et au
baptême au nom de Jésus, il marche en nouveauté de vie.
Pour Dieu, ce chrétien est né de Dieu (Jean 1:13 et 3:5).
Comme Dieu est Esprit, alors ce chrétien est né d’Esprit
et vit par l’Esprit. " Si nous vivons par l'Esprit,
marchons aussi selon l'Esprit " (Galates 5:25).
La
difficulté à marcher par l’esprit vient de ce que le
chrétien, né de Dieu, continue de vivre comme s’il était
né du sang, de la volonté de la chair et de la volonté
de l’homme. Alors qu’il vit par l’Esprit, il continue de
maintenir son statut dans l’ancienne création. Au lieu
de marcher selon l’Esprit, il marche selon la chair.
D’où la confusion.
Beaucoup
croyaient que la repentance sincère rendrait automatique
la dépendance et la soumission du chrétien à la volonté
de Dieu. Les Saintes Ecritures rejettent cette pensée.
L’expérience chrétienne est là pour le démontrer.
Par la
repentance, l’homme s’identifie à Christ dans Sa mort
sur la Croix. En retour, la victoire du Christ sur la
Croix lui appartient car il ressuscite avec Christ
(Romains 6:5). Au lendemain de leur repentance, de nombreux
chrétiens expérimentent une nouvelle vie. Les péchés
grossiers sont subitement détestés. Ce qui le
passionnait dans le monde perd de son attrait. Le
chrétien réalise alors des prouesses en Christ au point
de penser que tout est facile. Il considère même les
chrétiens tièdes, comme des moustiques de la foi. Il
plane dans l’assemblée comme un aigle de la
spiritualité. Il décide d’amener sa famille
physiologique à Christ, ses collègues et ses amis et se
rend compte que son témoignage n’accroche pas. Il
multiplie et revoit ses méthodes d’évangélisation, jeûne
en série. Rien n’y fait. On le prend même pour un fou.
Comble de ses échecs répétés, il se rend compte que les
victoires anciennes sur le péché lui échappent. Ses
prières pour subjuguer entièrement un mauvais penchant
ne semblent pas rencontrer d’écho de Dieu.
Il se
retrouve dans le contexte de Romains 7 où l’auteur
avoue : " Car je ne fais pas le bien que je veux, et
je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que
je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le
péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette
loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à
moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon
l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une
autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement,
et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans
mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du
corps de cette mort ? " (Romains 7:17-24).
Le
constat ci-dessus est le lot du chrétien régénéré,
baptisé du Saint-Esprit, qui trime longuement avant de
s’écrier comme l’apôtre Paul : " Grâces soient rendues
à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !... Ainsi donc,
moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de
Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché
" (Romains 7:25). Puis…" Il n'y a donc maintenant aucune
condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ et qui
marchent non seulement la chair, mais selon l’Esprit
"
(Romains 8:1).
Quelle
est donc cette loi qui lutte contre la loi de mon
entendement, et qui me rend captif de la loi du péché ?
Il
s’agit d’une pratique héritée de la chute, tapie dans
l’ombre, qui se rebelle toujours contre Dieu. Cette loi
peut se résumer en une chose : l’indépendance à l’égard
de Dieu. Cela peut paraître curieux car l’indépendance
n’est pas une monstruosité en elle même. En choisissant
d’ignorer l’interdiction de Dieu de consommer le fruit
de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, sous
peine de mort, l’homme choisit en fait de vivre et de
dépendre de lui même. Une habitude qui s’encrera en lui
des millénaires durant avant l’arrivée du Sauveur. Si
Jésus-Christ a réglé le problème du péché sur la Croix,
il appartient au chrétien régénéré de régler le problème
de l’indépendance vis-à-vis de Dieu. C’est pourquoi le
Seigneur demande à l’homme de porter sa croix et
de renoncer à lui-même. Cette demande n’est pas
adressée aux païens, mais aux chrétiens régénérés,
scellés du Saint-Esprit de Dieu. Faute par le chrétien
régénéré de porter sa croix et de renoncer à lui-même,
il rencontrera des difficultés insurmontables : sa
volonté sera toujours différente de celle de Dieu.
La ruse
originale de Satan pour mettre en échec le plan de Dieu
via l’homme, n’a pas varié depuis l’avertissement " Car
le jour où tu mangeras de l'arbre de la connaissance du
bien et du mal, tu mourras " (Genèse 2:17) en
passant par la mise en garde " Si vous vivez selon la
chair, vous mourrez " (Romains 8:13) jusqu’à ce jour.
Autant
Satan sut que manger de l’arbre de la connaissance du
bien et du mal causerait la mort de l’homme, autant il
sait que le chrétien vivant selon la chair mourra. Il
fera tout pour l’y entraîner. Il recourt à la tactique
qu’il utilisa pour faire chuter le premier homme, Adam.
Comment fit-il ? Il se servit de la chair de l’homme et
ce dernier " vit que l'arbre était bon à manger,
agréable à la vue, précieux pour ouvrir l'intelligence "
(Genèse 3:6).
Bien que
la mort fût l’objectif principal qu’il souhaitait à
l’homme, Satan n’eut pas recours aux sujets fâcheux,
désagréables et belliqueux. Auquel cas, l’homme se
serait vite rendu compte qu’il n’avait rien à gagner en
jouant avec la ligne rouge. Satan devait lui proposer
autre chose pour l’appâter et c’est ce qu’il fit. Les
qualificatifs parlent d’eux-mêmes : bon à manger,
agréable à la vue et précieux pour ouvrir
l'intelligence. Il s’agit globalement de bonnes choses.
Satan se sert toujours des choses qui ne sont pas
condamnables en soi pour attirer sur l’homme les pires
condamnations divines. Satan connaissait la volonté de
Dieu : le jour où tu en mangeras, tu mourras.
Pour amener l’homme à violer cette volonté, il fit un
détour par les choses non condamnables, des choses
bonnes à manger, agréables à la vue et précieuses pour
ouvrir l’intelligence.
Aujourd’hui, la même technique est utilisée pour «tuer»
les enfants de Dieu. De même que consommer de l’arbre de
la connaissance du bien et du mal fît mourir l’homme de
la lignée d’Adam, aujourd’hui, marcher par la chair fait
mourir le chrétien né de Dieu. Satan exploite cette
possibilité pour «tuer» les chrétiens.
Examinons quelques unes des méthodes utilisées par Satan
pour tuer le chrétien. Quelles sont les choses bonnes à
manger pour le chrétien ? Agréables à la vue du chrétien
ou précieuses pour ouvrir son intelligence ? La bible
n’en donne pas de liste précise. D’emblée nous savons
qu’il s’agit des choses non condamnables en soi. Il ne
peut s’agir du vol, du meurtre, de l’envie, de la
jalousie, de la désobéissance, des impuretés, car ces
choses sont condamnables. La Bible se contente d’émettre
un principe tel que " Je prends plaisir à la
miséricorde, et non aux sacrifices " (Matthieu 9:13) ;
" L'Éternel
trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les
sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de
l'Éternel ? Voici, l'obéissance vaut mieux que les
sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que
la graisse des béliers. Car la désobéissance est
aussi coupable que la divination " (1 Samuel 15:22-23).
1 Samuel
15:23 nous relate la sentence prononcée contre le roi
Saül du fait de sa désobéissance. Une faute qui, sous le
prisme du monde déchu, n’en est pas une à proprement
parler. Mais aux yeux de l’Eternel, c’était
catastrophique. Le roi Saül avait pourtant amorcé un
début d’accomplissement de la volonté de Dieu en
infligeant une sévère défaite aux Amalécites. L’ordre de
Dieu était en effet de " frapper Amalek et de dévouer
par interdit tout ce qui lui appartenait ; sans épargner
les hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et
brebis, chameaux et ânes " (1Samuel 15:3).
Mais au
verset 9, il est dit que Saül " Epargna le roi Agag et
les meilleures brebis, les meilleurs bœufs, les
meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras,
et tout ce qu'il y avait de bon ; il ne voulut pas le
dévouer par interdit, mais dévoua seulement tout ce qui
était méprisable et chétif ". Un bémol suffisant pour
que Dieu déchire définitivement la royauté au dessus de
Saül, en faveur de David (1 Samuel 15:28).
Qu’y
avait-il de réellement mauvais en soi dans le geste de
Saül d’autant plus que ce dernier présenta pour sa
défense des termes apparemment flatteurs pour l’Eternel
" J'ai bien écouté la voix de l'Éternel, et j'ai suivi
le chemin par lequel m'envoyait l'Éternel. J'ai amené
Agag, roi d'Amalek, et j'ai dévoué par interdit les
Amalécites ; mais le peuple a pris sur le butin des
brebis et des bœufs, comme prémices de ce qui devait
être dévoué, afin de les sacrifier à l'Éternel ".
Ce qui
était horriblement mauvais dans le geste de Saül était
la désobéissance à l’ordre de Dieu. Satan ne regarde
jamais à l’exécution d’une action, quelque spirituelle
qu’elle fût. Il ne regarde qu’à l’origine et se pose
cette question : de qui ça vient ? Si ça ne vient pas de
Dieu, il ne s’en émeut pas le moins du monde. Si ça
vient de Dieu il tremble.
Les
chrétiens doivent comprendre, une fois pour toutes,
qu’aucune activité chrétienne n’émeut Satan tant qu’elle
procède de la chair, notre vieille nature. Il s’agit de
manière non exhaustive de toutes sortes de biens que
nous voulons. Car alors, nous ferons le mal que
nous ne voulons pas. (Romains 7:19).
Le drame
se trouve dans l’expression " ce que nous
voulons ". Dans cette expression plutôt anodine, se
cache en fait le côté le plus hideux de l’homme déchu :
l’indépendance vis-à-vis de Dieu. Car au lieu de ce
que Dieu veut, nous opposons ce que nous voulons.
Au lieu
de l’évangélisation que Dieu veut, nous faisons
l’évangélisation que nous voulons. (Philippiens 1:17)
Au lieu
de l’aumône que Dieu veut, nous donnons l’aumône que
nous voulons. (Matthieu 5:24)
Au lieu
des dons que Dieu veut, nous pratiquons les dons que
nous voulons. (1Corinthiens 14:12)
Au lieu
du parler en langues que Dieu veut, nous parlons en
langues comme nous voulons. (1Corinthiens 14:15-19)
Au lieu
des miracles que Dieu veut, nous faisons les miracles
que nous voulons. (Matthieu 7:22).
Au lieu
des perspectives que Dieu veut, nous programmons ce que
nous voulons. (Jacques 4:15)
Nous
faisons tout pour la satisfaction de notre moi et des
passions qui guerroient en nous. Et parce que nous
faisons ce que nous voulons, même en concluant par " Au
Nom de Jésus ", nous exploitons la vieille nature que
Christ a pourtant crucifiée à la Croix, la chair dont
Dieu condamne les tendances, condamnant à mort quiconque
vit et marche selon elle. La vérité est que ce qui
naît de la chair est chair (Jean 3:6). Il n’y a aucun
remède à la chair en dehors de la mort, qu’elle soit
bonne ou mauvaise. D’où est-ce qu’une activité
prend-t-elle son envol, de la chair ou de l’Esprit ?
C’est ce qui doit nous préoccuper en sachant que ce
qui est né de la chair est chair, rien à faire !
Nous
devons adorer Dieu, non seulement en esprit, mais aussi
en vérité
Le
témoignage de Dieu ne doit pas seulement se limiter au
domaine de l’esprit. Il doit également s’étendre au
domaine de la vérité. Ici, " vérité " est rendue par
" réalité " dans les écrits anciens. Cela signifie que
l’âme et le corps doivent rendre le même témoignage que
l’esprit " que tout votre être, l'esprit, l'âme et le
corps, soit conservé irrépréhensible, lors de
l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ "
(1 Thessaloniciens 5:23). Le plan de Dieu par rapport à
l’ordre de Le louer ne saurait se limiter uniquement au
domaine de l’esprit qui est invisible du monde. Dieu
veut " que notre lumière luise devant les hommes,
afin qu'ils voient nos bonnes œuvres, et glorifient
notre Père qui est dans les cieux " (Matthieu 5:16). Cette brillance ne
peut se produire dans l’esprit uniquement, il s’agit des
œuvres visibles réalisées par le moyen du corps avec
l’intelligence renouvelée (âme irrépréhensible).
Il est
triste de constater que pour bon nombre de chrétiens,
les compétences de Dieu se limitent au seul dimanche de
la semaine, à telle proportion de revenus versés au
temple. Tandis que les autres jours de la semaine sont
" quartier libre " ou que le reliquat des revenus est
réservé à un usage personnel.
Dieu
nous demande pourtant de " Ne pas livrer nos membres
au péché, comme des instruments d'iniquité; mais de nous
donner nous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts
que nous étions, et d’offrir à Dieu nos membres, comme
des instruments de justice " (Romains 6.13). Ainsi
que de " nous
soumettre, à cause du Seigneur, à toute autorité établie
parmi les hommes (…) ; nous soumettre en toute crainte à
nos maîtres (patrons), non seulement à ceux qui sont
bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d'un caractère
difficile. Car c'est une grâce que de supporter des
afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand
on souffre injustement " (1Pierre 2:13 et 18-19).
Il ne
s’agit pas uniquement de soumission dans l’esprit. La
soumission dont il est question est pratique. Le
chrétien est ici interpellé dans sa conduite au
quotidien. Si un enfant de Dieu refuse de donner à son
patron (chef de bureau, de service, directeur, etc.) le
meilleur de lui-même, qu’il sache qu’il décevra Dieu
qu’il ne voit pas. " Tout ce que vous faites,
faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non
pour des hommes " (Colossiens 3:23).
Beaucoup
d’enfants de Dieu échouent dans cet exercice. Ils
pensent que Dieu n’apprécie que leurs prestations
religieuses, soit à l’église, soit à l’égard des autres
chrétiens. C’est tout faux. Le milieu professionnel est
souvent le meilleur endroit pour la discipline du
Saint-Esprit. C’est souvent dans ce milieu que nous
devons porter notre croix. Porte-t-on la croix dans
l’église ? Assurément pas. On s’y réjouit et édifie le
corps.
Les
enfants de Dieu devraient mettre de l’ordre dans leur
lieu de service avec le même sérieux et empressement
qu’ils traitent des activités du Seigneur. Il n’y a pas
d’incompatibilité. Bien au contraire, le nom du Seigneur
est blasphémé si nous pensons que nos succès spirituels
nous dispensent des devoirs professionnels envers nos
maîtres (patrons) selon la chair, la majorité n’étant
pas chrétienne. Nous ne devons pas laisser Satan nous
accuser, ce sont des opportunités gaspillées inutilement
(report de date d’exaucement de prière par Dieu). Jésus
n’est pas un Seigneur injuste envers les païens. Il ne
prendra jamais rien d’autrui pour nous le donner. Ce
n’est pas cela le but du sang versé à la Croix.
Il n'y a
donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont
en Jésus-Christ et qui marchent non selon la chair, mais
selon l’Esprit (Romains 8:1)
Il est
intéressant de constater que cette déclaration survient
comme un soulagement pour le chrétien malheureux dépeint
en Romains 7, et qu’elle comporte le terme de
condamnation. On comprend très vite l’influence de la
condamnation dans la vie du chrétien. Ce dernier, une
fois mis sous la lumière de Christ, découvre et déteste
l’obscurité dans laquelle il vivait et surtout, il est
animé d’un terrible désir de s’amender. Il prend donc en
main le fardeau du Seigneur envers les perdus. Il
s’imagine, en interprétant hâtivement certains versets
bibliques, que son entrée dans le Royaume sera
conditionnée par les prouesses spirituelles qu’il aura
accomplies pour Christ. Il est malheureusement peu
averti de certaines vérités qu’on ne découvre que sur le
tard. A savoir que ce n’est pas nous qui nous sommes
choisis, mais le Seigneur qui nous a choisis (Jean 15:16).
A voir ce chrétien, on dirait que le Seigneur attendait
sa conversion pour lancer la moisson des âmes perdues.
Il donne l’air d’aller très vite, plus vite que Dieu. Il
trépigne d’impatience et s’irrite à la vue des chrétiens
cool. Il ne comprend pas l’hésitation de certains à
aller évangéliser. Pour lui, il est grand temps d’aller
obstruer les Champs-Elysées avec une pancarte intitulée
" Viens à Jésus Maintenant ! ". Il pense même que Christ
peut venir dans l’heure qui suit, etc.
Est-ce
seulement la flamme qui anime ce chrétien ? Selon le
propos de l’apôtre, il est facile de constater, comme ce
fut certainement son cas à lui Paul, qu’un sentiment de
condamnation l’habite, condamnation de n’avoir pas
accompli des prouesses pour Dieu. Loin s’en faut. Dieu
demande de marcher par l’esprit même dans l’exercice des
activités de l’église. Rien n’échappe à cette règle. Les
chrétiens ne doivent pas penser que la condition de
validité d’une activité est le lien entre ladite
activité et Christ. La véritable question est : où
est-ce que cette activité prend-t-elle son envol ? Si ce
n’est pas de Christ, alors c’est la chair. Il n’en
tirera aucun profit, mais la mort. Il s’agit d’une
activité apparemment bonne à manger, agréable à la
vue et précieuse pour ouvrir l’intelligence. Son
unique issue est…la mort.
Grâces
soient rendues à Dieu, car il n’en est pas de la grâce
comme de la condamnation. Si par un seul péché, la race
d’Adam a été condamnée, par la mort et la résurrection
d’un seul, la grâce sera largement répandue. Adam pêcha
une seule fois et ce fut la catastrophe. Si un enfant de
Dieu marche par la chair, Dieu attendra qu’il se repente
et vive. Le sang de Jésus est disponible pour le
purifier de toute iniquité. A condition qu’il prenne
l’engagement personnel et individuel de marcher par
l’esprit. Cela passe par la consécration de soi-même au
Seigneur. Il ne vit plus pour lui-même, mais pour Dieu
en Christ ; car il est mort avec Christ, né de Dieu par
la résurrection de Jésus-Christ.
Dieu
nous a fait asseoir dans les lieux célestes en Christ
(Ephésiens 2:6). Il ne s’agit pas d’un événement futur,
mais d’un fait avéré et acquis pour tout chrétien
régénéré. C’est parce que nous sommes en Christ que nous
accomplissons les œuvres de Christ et non l’inverse.
Dieu n’attend pas que l’accomplissement d’une œuvre
quelconque nous rapporte le salut. C’est parce que nous
sommes sauvés que nous pouvons accomplir une œuvre
chrétienne en Son nom. " Car c'est par la grâce que
vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne
vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point
par les œuvres, afin que personne ne se glorifie
"
(Ephésiens 2:9).
Sur ce
rapport, aucune condamnation ne doit nous consumer.
Aussi, éviterons-nous de rivaliser les uns avec les
autres dans la maison de Dieu comme s’il y avait des
places spécialement mises aux enchères au Ciel.
Ceux qui marchent par l’esprit sont au repos et
font tranquillement la volonté de Dieu, grâce à
l’énergie que Dieu leur donne à l’occasion. " Et si
l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les
morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ
d'entre les morts donnera aussi la vie à
vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous
" (Romains 8:11).
Quelques
conséquences de la marche par la chair
Quiconque marche par la chair mourra (Romains 8:13). La mort
étant le point final d’un processus de dégradation, il
nous faut admettre que ce chrétien passera par plusieurs
étapes intermédiaires vouées à la maladie. Si ce
chrétien, au lieu d’examiner les maladies qui
l’affligent afin d’en déceler les causes spirituelles,
se lance sans considération dans des solutions
médicales, des moments de répit succèderont aux rechutes
jusqu’à ce que mort s’en suive.
La Bible
parle des chrétiens qui meurent avant terme pour des
problèmes de sanctification " C'est pour cela qu'il y
a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un
grand nombre sont morts " (1 Corinthiens 11:30).
Nous ne
devons pas sous-estimer l’appel du Seigneur à nous
examiner : " Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne
serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous
sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons
pas condamnés avec le monde " (1Corinthiens 11:31-32). Si nous
refusons d’être condamnés avec le monde, alors nous
combattrons par la foi tous les états de morbidité que
les maladies pourraient nous infliger. Les maladies
étant le plus souvent le fait des démons que le Seigneur
laisse agir (1 Corinthiens 12:7-9).
Globalement un chrétien marchant par la chair n’est
jamais au repos comme s’il fuyait une condamnation.
Comme s’il poursuivait un trophée accessible à seulement
quelques uns. Comme si le Seigneur était un Dieu qui
prenait plaisir à soumettre Ses enfants à la rivalité.
Il proscrit la rivalité, source d’orgueil et de
vantardise. A ceux qui désirent s’émanciper par rapport
aux autres, Il dit " si quelqu’un veut être le plus
grand, qu’il soit l’esclave de ses frères
" (Matthieu 18:4 et
23:11). Et à force d’endurcissement, ce chrétien voit
revenir d’anciens péchés pourtant vaincus. Soit il se
résigne à l’échec et finit même par douter d’une
quelconque vie victorieuse, soit il subit en silence et
dissimule à l’assemblée son désarroi. Ce sont les œuvres
de la chair dont parle Paul dans Galates 5:19-21.
Quelques
conséquences de la marche par l’esprit
Un tel
chrétien est au repos. Non pas qu’il ne travaille pas.
Mais l’état d’esprit dans lequel il travaille rime
toujours avec joie et louanges pour le Seigneur. Il
traite ses états de maladie avec recul, est prêt à
remettre en question toute initiative chrétienne
apparemment porteuse si le Seigneur lui intime l’ordre
d’arrêter ou s’Il lui révèle que l’origine de ses
souffrances vient de là.
Les
fruits de l’esprit font leur apparition (Galates 5:22).
Le Saint-Esprit rend témoignage dans son esprit et même
dans celui des chrétiens avancés qu’il est enfant de
Dieu. Son ministère ne tarde pas à lui être révélé,
c’est-à-dire les œuvres bonnes créées à l’avance par
Dieu pour qu’il les pratique (Ephésiens 2:10).
Il
supporte les corrections du Seigneur dans la joie, sans
murmures, loue le Seigneur de lui avoir révélé les zones
d’ombre dans sa vie de sanctification.
C’est un
vainqueur !
Conclusion
En guise
de conclusion à ce message d’initiation (il en faudrait
davantage pour faire le tour de la question), nous
voulons attirer l’attention du chrétien sur le fait que
la marche par la foi est une affaire de tous les jours,
de tous les instants, en tous lieux et en toutes
circonstances. Pas seulement à l’église, en présence des
frères et des sœurs, mais aussi au travail, à la maison,
face au conjoint (chrétien ou non chrétien), aux enfants
et autres pensionnaires du foyer (chrétiens ou non
chrétiens), dans le voisinage, en chemin, chez l’épicier
ou le boulanger, à l’hôpital, à l’école, à la mairie ou
à la préfecture, chez les amis ou les membres de la
famille physiologique, dans les transports en commun,
partout.
La
marche par la foi ou par l’esprit est une marche dans
l’obéissance à Dieu. Elle est au dessus de tout car
l’obéissance vaut mieux que les sacrifices
(1 Samuel 15:22). C’est le moment où la volonté de
l’homme s’unit à celle de Dieu. Toutes les œuvres
spirituelles (prière, jeûne, cène, louanges, exercice
des dons spirituels, charité, étude biblique, offrandes
et sacrifices divers, tribulations, fournaise, etc.)
doivent nous préparer à unir notre volonté à celle de
Dieu. Sous ce rapport, toute désobéissance à la volonté
de Dieu tournerait notre sanctification en dérision. Il
n’y a pas pire échec de la vie chrétienne que le moment
où le chrétien ne fait pas la volonté de Dieu " Car la
désobéissance est aussi coupable que la divination "
(1 Samuel 15:23).
Il nous
faut préciser que l’union de sa volonté à celle de Dieu
n’est pas automatique. C’est une grave erreur de penser
que le Saint-Esprit en nous rend automatique cette
obéissance. Le Seigneur nous enjoint à porter notre
croix comme Il porta la Sienne en son temps. Remarquons
à ce propos que même du côté du Seigneur, ce ne fut pas
automatique. Face à la perspective d’aller à la Croix,
il pria par trois fois. La première fois fut de savoir
si c’était la volonté de Dieu d’aller boire la coupe
" Mon
Père, s'il est possible, que cette coupe
s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux,
mais ce que tu veux " (Matthieu 26:39). La
seconde fut de se convaincre que c’était bien la volonté
de Dieu de la boire " Mon Père, s'il n'est pas possible
que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que
ta volonté soit faite ! " (Matthieu 26:42). La troisième
fois fut de savoir que c’était bien la volonté de Dieu
et seulement celle-là. C’est alors que Sa volonté s’unit
complètement à celle de Dieu " Voici, l'heure est
proche, et le Fils de l'homme est livré aux mains des
pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre
s'approche " (Matthieu 26:45-46). Cette fois le ton a
changé. Ce n’est plus le ton de celui qui ne sait pas :
Il sait alors il se fortifie et fonce ! Levez-vous !
Allons ! Sont des expressions que l’on utilise seulement
quand le doute et l’incertitude ont été bannis.
Nous
devons nous livrer à Dieu pour obéir, quitte à Lui, au
dernier moment, sentant qu’à notre niveau toute
résistance a été balayée, de préciser ce qu’Il veut
vraiment. Abraham reçut l’ordre d’offrir Isaac, son fils
unique duquel Dieu avait promis une descendance au
prophète (Genèse 22). Ce fut certainement une requête
difficile à digérer. La Bible ne nous relate aucun
détail de la manière dont le vieil homme entreprit
d’obéir. Il nous est facile d’imaginer que ce ne fut pas
facile, connaissant l’espèce humaine. Toutefois, Abraham
dût unir sa volonté à celle de Dieu. Et une fois
qu’aucun obstacle ne pouvait plus s’opposer à l’offrande
physique, l’ange intervint pour suspendre le bras armé
avant qu’il frappe.
L’apôtre
Paul évoque une tribulation qui l’avait accablé, ses
compagnons et lui, au delà de leurs forces au point où
ils acceptèrent leur mort comme certaine " Nous ne
voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au
sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie,
que nous avons été excessivement accablés, au delà de
nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de
conserver la vie. Et nous regardions comme certain notre
arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en
nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite
les morts " (2 Corinthiens 1:8-9).
Ayant
cédé à Dieu le pouvoir de valider leur mort si telle
était Sa volonté, ils se dégagèrent du stress pour aller
de l’avant. Et le Seigneur les secourut " C'est lui
qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une telle
mort, lui de qui nous espérons qu'il nous délivrera
encore " (2 Corinthiens 1:10).
Peu
importe l’attitude première que nous avons une fois la
volonté de Dieu connue, l’essentiel est qu’elle soit
faite. Amen. Moïse résista à l’ordre divin d’aller
délivrer le peuple hébreux de la servitude égyptienne,
mais y alla finalement (Exode 3 et 4). Jésus évoque dans sa
parabole le cas d’un père qui avait deux fils qu’il
commissionna. L’un acquiesça mais n’y alla pas. Celui
qui déclina, se repentit puis fit la commission. Le
Seigneur approuva l’attitude de celui qui fit la
commission (Matthieu 21:28-31). Abraham piqua une colère vive à
la demande de Sara d’expulser Agar et Ismaël de
l’héritage du vieil homme. Mais une fois la volonté de
Dieu connue, Abraham s’accorda à la requête de Sara,
unit sa volonté à celle de Dieu et s’exécuta
(Genèse 21:10-14). Les hésitations peuvent nous aider à bien
discerner la volonté de Dieu. Une fois celle-ci connue,
l’on doit s’exécuter, quitte à ce que Dieu infléchisse
librement et souverainement cette dernière, quand notre
obéissance à nous sera totale.
Marchons
par l’esprit !
Gloire à Dieu et que Son nom soit béni dès avant tout le
temps, présentement et à toujours...
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